02- Le sud Tunisien (1/2)

Mardi 19 juin 2007

Après un réveil matinal (6h00) on prend un bus pour aller visiter le Sud du pays.
Au programme, Matmata, Douz, Kebili, Tozeur, Chebika, Tamerza, Mides, Tozeur.
Je vous aurai bien mis une carte avec l’itinéraire, mais Google maps n’arrive pas à calculer des itinéraires en Afrique!
Vous pouvez toujours utiliser Google maps pour vous donner une idée d’où se trouve tous ces villages!

Pour quitter l’île de Djerba, il faut prendre un bac. Après quelques minutes on arrive le long de la côte Africaine

Juin 2007 était une période caniculaire pour la Tunisie. Il faisait déjà très chaud, et on ne se doutait pas qu’on atteindrai des températures extrêmes durant ces 2 jours.
Sur Djerba, l’air de la Méditerranée permettait de ne pas trop ressentir la chaleur, par contre dès qu’on est entrés dans le continent on a tout de suite senti la différence.

Notre première halte c’est faite à peu avant Matmata pour voir des maisons troglodytiques.
Avec toilettes s’il vous plaît!

Matmata (vieille ville)

Matmata Nouvelle

Quelques mots sur Matmata:
Village troglodytique habité par les berbères matmatas, au milieu de collines dénudées, interrompues par d’étroites vallées encaissées. Difficile d’imaginer que des centaines de personnes vivent dans cette espèce de champ de bataille de la Marne, paysage tourmenté, percé de trous et de cavités. Pour se protéger des envahisseurs, la population s’est enterrée. Elle a creusé des habitations dans la roche tendre, au fond de puis de 5 à 10m, et adopté un mode de vie répondant aux conditions climatiques. On y accède par des tunnels creusés dans le talus surplombant le cratère, ou directement par des échelles.
Le fond du cratère est percé de niches servant de magasins à provisions, de greniers. La demeure proprement dite s’enfonce profondément dans le sol, les pièces étant reliées par des couloirs étroits, menant parfois à d’autres cratères. La lumière y pénètre toujours et la température, fraîche l’été, est tempérée tout au long du rude hiver.
La grande majorité de la population a délaissé ce mode d’habitation pour Matmata Nouvelle, ville moderne tirée au cordeau de 6600 habitants, située à 15 kilomètres et créée de toute pièces par le gouvernement en 1976. Sans intêret. Lorsque les gens du coin parlent de Matmata, il s’agit toujours de Matmata Nouvelle.
La vielle ville est vite devenue très touristique, et depuis que Geoges Lucas a choisi le site pour y tourner Star Wars ce sont des milliers de pèlerins qui s’aventurent sur les traces du jeune Luc Skywalker…

(extrait du guide du routard Tunisie 2007)

A 8h du matin, il faisait déjà 38°C sur les collines de Matmata!

Nous avons poursuivi la route jusqu’à Douz au portes du Sahara.
C’est ici qu’on à fait un petit tour dans les premières dunes du Sahara à dos de chameau.
Il était environ midi et la chaleur était torride, puisqu’on à frôlé avec les 50°C!!!

Mathilde bien protégée sous son Chèch

Douz, et ses ruines ensablées par les dunes du Sahara

Monique

René, on dirait un vrai nomade!

Après tout ça, on a mangé dans un hôtel restaurant de Douz et pris un café avant de reprendre la route.
Si les tunisiens font du bon Thé, leur café est imbuvable, le pire que j’ai jamais goûté!

La prochaine étape, le lac salé du Chott El Djerid, ou la température n’est jamais descendu en dessous de 48°C!
Le Chott El Djerid est en fait une agglomération de cristaux de sel qui forme une couche épaisse et résistante qui repose sur une masse de boue argileuse.
La température est extrême en été et il est très fréquent d’y voir des mirages. Une route bitumée le traverse, et même si elle est parfaitement droite, on avait l’impression quelle était toute tordue à cause des masses d’air surchauffées et tremblotantes! Le lond de cette route se succèdnte des troquets qui proposent Thé, boissons fraîches et souvenirs.
On s’est arrêté à l’un deux, où il devait bien faire 60°c sous les tôles qui font office de toit!

Un petit pipi?!

Une fois ce désert de sel traversé on s’est rendu dans les oasis de montagne.

Les trois oasis de Chebika, Tamerza et Midès sont autant de balades incontournables.

Chebika était un poste de défense romain sur la route de Gabès. Elle est aujourd’hui connue pour sa petite oasis nichée dans une gorge encaissée. Une faille ou les palmiers poussent les pieds dans l’Oued. Le village accroché au pied de la montagne a été abandonné après les pluies torrentielles de 1969, car des pans de roches se détachaient et emportaient les habitations. Le nouveau village borde désormais la route qui relie Tozeur à Tamerza. Il a été construit par les autorités sans originalité, répondant avant tout à des critères de confort et d’accessibilité. Il faut le remonter par sa rue principale pour atteindre une esplanade de marchands de souvenirs et de buvettes, qui surplombe l’oasis.
(extrait du guide du routard Tunisie 2007)

Les montagnes au dessus de Chebika

Un vestige de la crue de 1969

L’oasis au pied du village

et les sources ou se baignent les habitants… On aurait bien fait un plouf nous aussi!

Là on est à Tamerza

et j’ai super chaud!

René et notre guide très sympatique

Les oasis se visitent en 4X4 car les routes sont trop raides et sinueuses pour les bus.
Notre chauffeur était lui aussi d’une gentillesse incroyable. On a passé 2 ou 3 heures avec lui et il nous a beaucoup parlé du mode de vie des tunisiens, c’était très intéressant.
Nous lui avons laissé un pour boire dérisoire pour nous (20€ à 6) mais énorme pour lui, et il était ravi!

En fin d’après midi, on est revenus à Tozeur, là où on passera la nuit.
Tozeur est une ville magnifique, mais après une journée avec 300 km de bus et de 4X4 sous une chaleur de plomb (entre 38 et 50°C), on a pas vraiment pris le temps de l’explorer.

On s’est donc rendus à notre hôtel et jetés dans la piscine!
On est sortis de cette dernière vers 1h du matin et il faisait encore 38°C!

@ bientôt pour la deuxième journée dans le Sud Tunisien

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